04.05.2006

Verbatim Royal !

Chers Amis Bloggeurs,

Nous retranscrivons ci dessous une note (un peu longue) qui circule en ce moment beaucoup par e-mail, DOnt les auteurs sont inconnus. Certes les intentions de ce document ne semblent pas des plus disposées avec Mme Royal, mais pour autant, le contenu n'en est que bien réel, révélateur et donc très interressant.

Bonne lecture,

L'équipe TSR

l'économique et le social : vive Blair !
Le projet et le modèle de S. Royal s'inventent hors de France, principalement chez Tony Blair :
"Il n'y a pas de tabou. Il faut être curieux de tout et essayer ce qui marche. Certains ont tort en France de caricaturer. Je n'oublie pas que Tony Blair a gagné les jeux Olympiques et que nous les avons perdus. Dans les dossiers français, j'ai vu beaucoup d'arrogance et peut-être une vision passéiste de ce qu'est la France. Blair a été beaucoup plus offensif sur l'identité multiculturelle du Royaume-Uni." (Salon de la mode internationale de la chaussure  - MIDEC, 3 février 2006)
Tony Blair est "caricaturé en France. Cela ne me gêne pas d'afficher mon adhésion à certaines de ses idées. Il a réinvesti dans les services publics. Face au chômage des jeunes, il a obtenu de vrais succès  en ayant recours à plus de flexibilité, et plus de sécurité." (Financial Times, 2 février 2006)
"Je maintiens ce que j'ai dit sur Tony Blair. On ne doit pas être sclérosés et enfermés dans des référents idéologiques qui nous empêchent de faire bouger les lignes." (Le Parisien, 23 février 2006)
"Il y a des choses avec lesquelles je ne suis pas d'accord, comme la guerre en Irak, mais je reconnais qu'il a donné un merveilleux élan à son pays." (The Guardian, 3 mars 2006)
"Je trouve regrettable de caricaturer les autres, voire de les diaboliser par facilité intellectuelle ou simplisme idéologique." (Paris Match, 6 avril 2006)
"Tout n'est pas positif, on le voit avec la grève actuelle dans les services publics, mais le Premier ministre britannique a une vision mobilisatrice de son pays. [...] Les travailleurs pauvres y sont nombreux et les inégalités fortes, mais je ne vois pas au nom de quelle langue de bois je devrais m'interdire de regarder certaines choses qui marchent outre-Manche, en Espagne et dans le nord de l'Europe." (Challenges, 13 avril 2006)

 

Alternance 2007 : ne pas défaire ce qu'a fait la droite
"Il est devenu insupportable de défaire la nuit ce que Pénélope a fait le jour ! Je ne déferai pas pour le plaisir ce qu'a fait la droite. J'essaierai de régler les problèmes avec un souci d'efficacité tout en étant au clair avec les valeurs de la gauche." (Le Parisien, 23 février 2006)
Ségolène Royal fait état de "nombreux débats où les positionnements n’épousent pas spontanément les frontières traditionnelles de la droite et de la gauche." (Le désordre démocratique, sur desirsdavenir.org, 6 avril 2006)

 

35 heures : poursuivre sur la voie des « assouplissements » ouverte par la droite
"Nous ne devons être bloqués sur aucun sujet, comme les 35 heures par exemple." (Financial Times, 2 février 2006)
"Il y a déjà eu des assouplissements avec la possibilité d'heures supplémentaires, d'autres méritent réflexion. C'est possible d'ouvrir des portes et des fenêtres. Il y a des salariés qui ont envie de travailler plus et cette liberté-là doit leur être donnée. A condition bien sûr que ce soit en accord avec les partenaires sociaux et que ce ne soit pas imposé." (Le Parisien, 23 février 2006)
Si des salariés veulent travailler plus, ils doivent pouvoir le faire dans le cadre d'un accord avec les partenaires sociaux. Les entreprises qui sont durement confrontées à la concurrence internationale comme celles qui prennent des risques en innovant doivent pouvoir bénéficier de souplesses pour rester agiles et créer des emplois ou les sauvegarder." (L'Humanité Dimanche, 9 mars 2006)

 

Chômage : ne plus être payé à ne rien faire
" L'équilibre d'une société, c'est personne sans revenu, personne à être payé à ne rien faire." (chat sur lci.fr, 12 avril 2006)
Pour réduire le chômage, il faut notamment " « coacher » efficacement les demandeurs d'emploi." (Challenges, 13 avril 2006)

 

Social : plus de libertés, moins de protections
Lors d'un débat à l'Institut Montaigne : "Je crois que ce qui nous rassemble, ce n'est pas seulement une aimable conversation d'experts, mais c'est de changer radicalement le modèle européen. [...] Toutes les opinions publiques doivent désormais admettre, une bonne fois pour toutes, que le processus de destruction – créatrice est désormais incontournable. [...] On freine ce processus de destruction créatrice, alors que par des libertés nouvelles on devrait l'accompagner, l'orienter, voire même l'accélérer." (21 novembre 2005)
"C'est la motivation individuelle au travail qui fait la croissance. [...] Des chefs d'entreprises [... n'innovent plus] parce qu'ils ont le sentiment d'une accumulation de réglementations qui les paralysent. [...] En effet, il faut donner davantage de libertés, en effet il faut mettre fin à un certain nombre d'archaïsmes en matière de réglementations. [...] On est dans un système ultra étatisé, ultra administré." (Institut Montaigne, 21 novembre 2005)
" Je suis très frappée par le discours très marqué à droite de Nicolas Sarkozy, à La Baule. Villepin est plus social." (Le Monde, 7 septembre 2005)

 

La vraie question sociale : la démotivation des cadres
"Lorsque aujourd'hui on observe la démotivation des cadres au travail, on sait que la démotivation au travail, qui se nourrit de la peur de la précarité, crée de l'anti-croissance, crée aussi les violences urbaines. [...] La démotivation massive des cadres : je le répète parce que je crois que c'est un symptôme grave dans nos sociétés." (Institut Montaigne, 21 novembre 2005)
"La flexibilité est un dégât social et un contresens économique. La question majeure, c'est la motivation des salariés. Les entreprises feraient mieux de s'intéresser au stress des cadres, à leur démotivation quand ils n'ont plus de vision claire sur la stratégie de l'entreprise et sur leur mission." (Paris Match, 6 avril 2006)

 

Retrait du CPE : une victoire sociale sans Ségolène Royal
En février, interrogée par des jeunes qui réclament le retrait du CPE, elle répondait :
"Il faut savoir ce qu'on met à la place avant d'avoir un discours sur l'abrogation." (Le Point, 6 avril 2006)
En mars, Ségolène Royal se satisfait de sa suspension :
"Aujourd'hui, le CPE doit être suspendu si on veut que le dialogue soit crédible. (à Vitrolles, citée par Libération, 24 mars 2006). "La seule solution, c'est de retirer le CPE ou, si le gouvernement ne veut pas perdre la face, de le suspendre et de renouer un vrai dialogue pour définir collectivement des mesures efficaces." (La Provence, 28 mars 2006)
S. Royal veut s'attaquer aux entreprises qui veulent recruter des CPE... :
Elle annonce que la région Poitou-Charentes a "écarté des subventions régionales les entreprises qui utilisent la précarité CNE – CPE." (Le Figaro, 9 mars). Le communiqué de presse est quelques heures plus tard nettement en retrait en évoquant les aides aux emplois et non plus aux entreprises : "pour le calcul des aides de la Région, aux entreprises, les nouveaux emplois précaires ne pourront pas être subventionés." (Le Figaro, 9 mars 2006)
...Mais la présidente de la région Poitou-Charentes craint surtout les risques que le CNE et le CPE font courir aux entreprises :
"Il serait paradoxal de subventionner un contrat qui expose l'entreprise à des coûts supplémentaires [...] : le gouvernement a précisé, en cas de rupture du CNE, que les aides accordées devraient être remboursées."  (Le Monde, 17 mars 2006)
S'agissant des licenciements, les textes relatifs au CNE et au CPE introduisent "une zone d'ombre : [ils] exposent les employeurs à de sérieuses difficultés" en cas de contentieux. (Le Monde, 17 mars 2006)
Quant au soutien aux jeunes étudiants et lycéens en grève, il est mesuré. Interrogée sur les peines de prison ferme infligées à des manifestants qui n'étaient pas des casseurs, Ségolène Royal répond :
"Il faut savoir prendre son risque. [...] C'est ça, les luttes !" (Le Monde, 4 avril 2006)
Son bilan de trois mois de grève contre le CPE :
"L'image de la France est, après la révolte des banlieues, une nouvelle fois très dégradée. C'est mauvais pour la croissance économique." (Paris Match, 6 avril 2006)

 

les valeurs : vive l'ordre moral !
Jeunesse : lui inculquer le sens de l'effort et le respect des valeurs
Ségolène Royal prône "la morale sociale collective" (JDD, 12 mars) et "le retour des repères" (Le Monde, 10 mars 2006), autour du travail et de la famille, notamment lorsqu'il lui faut évoquer les crises que vit la jeunesse (des banlieues au CPE) :
"Il est temps de redonner de la valeur au travail et à l'effort." Il faut "donner aux jeunes le sens de l'effort et de la réussite." (Le Monde, 10 mars 2006)
Les jeunes, qui luttent contre le CPE "veulent participer à la reconstruction de la France qu'ils sentent en déclin." (France Inter, 30 mars 2006)
Il faut "des salariés motivés, bien formés et bien payés. C'est comme cela que les parents pourront bien élever leurs enfants avec des valeurs et des repères." (Le Monde, 10 février 2006 ; France 2, 22 février 2006 ; Privas, 8 mars 2006).
"Il suffit de quatre ou cinq élèves pour perturber totalement l'ambiance d'une classe ou d'un collège. On doit pouvoir les retirer de leur établissement scolaire et les placer [...] dans des internats de quartier pour ne pas trop les éloigner de leur famille tout en les prenant en charge", pour leur donner des "repères solides". (La Provence, 28 mars 2006)
"Je crois à l'importance des rites, de la transmission et des cadres qui structurent. Supprimer le service militaire a été une erreur, il aurait fallu l'améliorer et le raccourcir pour que ce soit une expérience partagée et structurante pour toute une génération." (La Provence, 28 mars 2006)
"Sincères ou provocateurs, certains jeunes ont dit ne prendre leur carte d’électeur que pour pouvoir la brandir sous le nez des policiers qui les contrôlent sans cesse, espérant qu’elle les protègerait mieux que leur carte d’identité." (Le désordre démocratique, sur desirsdavenir.org, 6 avril 2006)

 

Ecole : se méfier des enseignants
" Les parents ne doivent plus être exclus de l'école, mais associés étroitement à sa vie." (Femme actuelle, 27 février 2006)
"Il faut passer un pacte avec les organisations syndicales d'enseignants, qui porterait en particulier sur le changement de méthode et de travail. Une évolution du rôle et du métier des enseignants est nécessaire. Ceux-ci ne peuvent plus se contenter de transmettre du ou des savoirs : il leur incombe aussi un rôle d'animateur, de dialogue avec les enfants et les parents. [...] L'extension de la durée hebdomadaire de présence des enseignants dans les établissements scolaires [...] serait une des contreparties d'une plus grande liberté pédagogique. [...] L'emploi du temps des élèves et les rythmes scolaires doivent être totalement revus : la séquence d'une heure de cours ne semble plus vraiment adaptée." (Commission nationale du projet, 18 janvier 2006, cité par Libération, 7 février 2006)
En 1997, ministre déléguée chargée de l'enseignement scolaire, elle s'était exprimée sur sa vision de l'Education nationale :
Dénonçant "les corporatismes et les pesanteurs des syndicats de l'éducation nationale" elle déclarait : "Nous [avec Claude Allègre] avons décidé de ne plus faire de cogestion avec les syndicats." (Le Monde, 10 décembre 1997)
Forte de cette expérience, elle annonce son projet en juin 2005 au Conseil national du PS :
"La question de l'école est à mon avis la question majeure. Il va falloir faire une révolution dans le système scolaire." (Nouvel Observateur, 6 avril 2006)
Le mot-clé, la décentralisation :
"On peut imaginer que les régions, pour créer une émulation, prennent en charge les aspects de l'enseignement complémentaires auxquels ont accès, par exemple, les étudiants américains..." (chat sur lci.fr, 12 avril 2006)

 

Laïcité : d’abord respecter les religions
Quand le Parti socialiste rappelle les droits et devoirs de toutes les religions, Ségolène Royal impose à la République le respect des religions.
"La vraie notion de la laïcité, ce n'est pas le refus des religions, mais le respect de toutes les religions et de ceux qui les pratiquent." (Le Parisien, 23 février 2006)
Le 1er décembre 2003, en plein débat sur le voile, elle déplore que le débat ait "débordé sur la question religieuse". La question du voile et des signes religieux est "un problème délicat" et il faut "éviter de l'aborder de façon trop brutale. Au fur et à mesure que ce débat se déroule, on sent monter un certain malaise et les autres grandes religions sont réticentes. Une décision d'interdiction n'est pas suffisante. »
Déjà en 1989, lors de la première affaire du « foulard islamique » dans un collège à Creil, elle déclarait :
"Qu'est-ce qui est le plus inquiétant pour les valeurs françaises ou européennes ? Trois filles qui portent un foulard et qui finissent par l'enlever ou bien le fait que tous les jours des millions d'enfants voient pendant trois heures d'affilée des dessins animés japonais où on s'entretue. [...] Moi je pense que c'est beaucoup plus grave, ce qui se passe à la télévision, et tout le monde s'en fiche."
Gouverner, présider, c’est choisir. Avec Ségolène Royal, le PS n’aurait donc pas soutenu le principe d’une loi d’interdiction des signes religieux ostensibles dans les écoles. Elle préférait d'ailleurs en 2004 réclamer une  "charte éthique" à une loi (cf. Madame Royal, par D. Bernard, sept. 2005). Résultat : les voiles auraient continué de prospérer dans les écoles et les professeurs auraient continué de nous tourner le dos !

 

Mixité : un principe à géométrie variable
Elle défend d'abord les horaires d'accès réservé aux femmes dans les piscines municipales, demandés par les associations islamistes :
"Dans certains cas, si les municipalités le font, c'est peut être que ça correspond à une demande. Les femmes enceintes ou les filles qui se font embêter à la piscine par les garçons, ça mérite d'être regardé." (interview sur RTL, citée par D. Bernard, op.cit)
Idée qu'elle veut décliner à l'école publique, après avoir concédé que "renoncer à la mixité à l'école serait une défaite idéologique lourde" :
Elle suggère de "réfléchir à des aménagements d'espaces non mixtes, des moments d'accalmie. Lors des cours d'éducation sexuelle par exemple, c'est indispensable. En éducation physique, à la piscine, pourquoi pas. Et même à la cantine qui est un moment fort de déclenchement de violence : on s'y bouscule beaucoup." (Le Parisien, 8 septembre 2003)

 

Mariage homosexuel et homoparentalité : ne pas provoquer les convictions familiales et religieuses
Le mariage homosexuel : une provocation
"La famille et l'autorité parentale sont des valeurs à conforter dans notre société où une bonne partie de l'adolescence est en souffrance par rapport à l'absence d'adultes qui n'exercent plus leur rôle de référent. S'il s'agit d'améliorer un contrat civil pour une égalité des droits,  [...] oui. S'il s'agit d'une confusion des repères et d'une provocation injustifiée des convictions familiales et religieuses, non." (Le Monde, 12 mai 2004)
"Cette revendication, par les homosexuels, de la structure bourgeoise traditionnelle me paraît paradoxale. Il y a quelque chose qui cloche." (France 5, 16 mai 2004)
Elle confirme ses positions conservatrices deux ans plus tard, en contradiction avec la synthèse du Mans, favorable à l'égalité et au mariage pour les couples de même sexe :
"Je me suis toujours refusée à instrumentaliser les questions de société pour faire 'dans le coup'. Je préfère le mot union à celui de mariage pour ne pas bousculer les repères traditionnels, la famille c'est un père et une mère." (Le Parisien, 23 février 2006)
Dix jours plus tard, à Rome, elle dit exactement le contraire :
"La droite parle de la famille, tandis que la gauche parle des familles dans leur diversité, recomposée, homoparentale, homosexuelle." (Libération, 6 mars 2006)
Soit elle n'est pas sincère, soit elle partage les choix de la droite.

 

Moeurs : plutôt l’ordre moral que 68
Pour Ségolène Royal, les maux dont souffre notre société trouvent leur origine dans la disparition de l'ordre moral après 1968.
La prostitution "est de l'esclavage ; comme pour la pornographie, il y a une vieille philosophie soixante-huitarde mal digérée sur le thème : il faut respecter la liberté des mœurs, pas d'ordre moral … " (Paris Match, 22 septembre 2005)
Un thème sous-jacent dans ses prises de position sur la famille.
Ségolène Royal revendique un côté "un peu réac", estimant que les valeurs qu'elle défend "deviennent modernes". A la question : Cela vous énerve qu'on vous qualifie de Boutin de gauche ? , elle répond :
"Pas du tout. Mme Boutin a une double identité : une très conservatrice que je ne partage pas, et un côté chrétien qui la fait parfois prendre des positions extrêmement progressistes sur l'exclusion, les prisons ou le droit à un revenu minimum." (France 5, 16 mai 2004)

 

Valeurs : le terroir ne ment pas
Au Salon de l'Agriculture, elle vante "l'identité de la France" (Libération, 1er mars 2006) :
"La France a besoin de garder son identité rurale. C'est une identité traditionnelle, mais aussi moderne." (Le Parisien, 1er mars 2006)
Ségolène Royal revendique le rétablissement des valeurs, de la morale et des règles d'honnêteté :
"Il faut rétablir un ordre juste par le retour de la confiance" (Nouvel Obs, 6 avril 2006)
A propos de la lepénisation des esprits, elle écrit :
"Avoir la nostalgie des « valeurs traditionnelles » ne vaut pas fascisation des cervelles et même trouver qu’il y a « trop d’immigrés » ne signifie pas consentir à leur discrimination." (Le désordre démocratique, sur desirsdavenir.org, 6 avril 2006)

 

le sens de ma candidature : l'harmonie de la vie !
Son programme : mon projet est (presque) votre projet
"[Mon prochain livre sera] compatible avec la motion du PS, mais je ne vais pas la réciter. Ma parole y sera libre." (Le Figaro Magazine, 14 janvier 2006)
"Bien sûr que je me sens plus proche du modèle scandinave même s'il faut arrêter de raisonner en termes de « modèles ». C'est un raisonnement typiquement masculin." (Nouvel Observateur, 6 avril 2006)
Sa définition de la démocratie participative : chaque individu détient la vérité. Autrement dit, la démocratie représentative et la démocratie sociale sont contournées :
"Ecouter pour agir juste. Telle est la raison pour laquelle j'ouvre ce forum ; dans un monde de plus en plus complexe, mais aussi informé, chacun détient une part de vérité." (desirsdavenir.org, 16 février 2006)
"Les Français sont les meilleurs experts de leurs besoins et de ce qu'ils vivent." (Les 4 vérités, France 2, 22 février 2006) Les Français sont "les meilleurs connaisseurs de ce qu'ils vivent et de ce qu'ils attendent." (TF1, 6 avril 2006) "Les citoyens sont les experts légitimes de ce qu'ils vivent et de ce qu'ils attendent et on ne peut pas réformer sans eux... Les experts sont responsables d'une partie de la crise politique." (chat sur lci.fr, 12 avril 2006)
"L'état le plus abouti, c'est le budget participatif, quand les gens viennent voter sur des engagements budgétaires. [...] Il peut y avoir une impulsion nationale. La loi pourrait imposer que toutes les collectivités locales mettent obligatoirement une partie de leur budget au vote des citoyens... On peut le faire dans le domaine de l'environnement, du cadre de vie, du sport, de la culture... Tous les domaines peuvent s'inscrire dans cette démarche..." (chat sur lci.fr, 12 avril 2006)
S. Royal essaie de justifier que l'addition de demandes individuelles peut déboucher sur un projet collectif :
"Le citoyen prend la parole individuellement mais, très vite, il entre en interaction avec les autres, et un nouvel espace public se reconstruit, plus complexe donc plus vrai. A moi ensuite, forte de ce collectif reconstitué, de jouer mon rôle de médiatrice de la démocratie républicaine. En proposant une synthèse, de dire ce que je retiens et ce que je ne retiens pas." (Nouvel Obs, 6 avril 2006)
S. Royal essaie de répondre à la critique qui lui est faite du danger d'une démarche post-politique :
Les Français veulent "surtout qu'on leur dise, sans démagogie, sur quoi le politique est capable d'agir et sur quoi il ne peut pas peser. Par exemple, à cause de l'épuisement des ressources pétrolières, dans vingt ou trente ans, le plastique deviendra un produit de luxe. C'est une révolution colossale qui s'annonce, dont personne ne parle parce qu'elle demande des ruptures inquiétantes." (Nouvel Obs, 6 avril 2006)

 

Son idée : régionaliser la nation
Interrogée sur le contenu d'un programme pour la présidence de la République :
"Nous avons payé le permis de conduire à tous ces jeunes gratuitement en leur tenant un discours qui consistait à dire : [...] Pour vous prouver que ce sont de beaux métiers et que la région a besoin de vous, on va vous payer le permis de conduire. [...]... Et aujourd'hui il n'y a plus de crise de recrutement ou de vocations." A la question : Mais ce n'est pas un programme présidentiel ?, elle répond : "Si, c'est un programme de présidence de région." (France Inter, 30 mars 2006)
"Celui ou celle qui serait capable de tirer la France vers le haut, de dire aux Français : Vous avez une énergie formidable, on a des talents exceptionnels, eh bien tous ensemble on va arrêter ce déclin dont on souffre aujourd'hui et vous allez voir comment on va régler à la fois les problèmes quotidiens et ouvrir les yeux sur le monde, pour essayer de maîtriser la place de la France dans le monde et son rôle. Alors à ce moment là je crois qu'on pourra déclencher un mouvement positif et entousiaste." (France Inter, 30 mars 2006)
Renoncer aux politiques nationales de lutte contre le chômage, synonymes de bureaucratie et de gabegie, et mettre en concurrence 22 politiques régionales en matière d'emploi :
"Au-delà des clivages politiques, la vraie réforme de l'Etat c'est de renforcer la régionalisation, aller jusqu'au bout de la décentralisation, faire confiance aux gens qui se battent sur le terrain. Si on veut créer plus rapidement des emplois, il faut libérer les énergies dans les régions. Cela fera moins de bureaucratie, plus de rapidité, plus de responsabilité. Les citoyens verront concrètement les actions qui sont faites et pourront demander des comptes sur la bonne utilisation des fonds publics. On pourrait tellement faire mieux si on faisait confiance aux régions. Si les 22 régions se mettent en mouvement collectivement pour développer l'innovation, la recherche, les infrastructures... on aura de l'emploi, de l'énergie, une France qui avance." (AFP, 26 avril 2006)

 

Les conditions pour qu’un candidat socialiste l’emporte en 2007 :
"Que les Français votent pour lui. En général, dans une démocratie, dans une élection présidentielle, voilà, il faut avoir la majorité des voix au sein de la nation." (France Inter, 30 mars 2006)
"Les victoires, comme le dit Zidane, sont d'abord collectives." (La Provence, 28 mars 2006)

 

Sa candidature à la désignation par le PS : désir d'oublier le passé
En 1995, alors que les militants PS étaient appelés pour la première fois à choisir, entre Lionel Jospin et Henri Emmanuelli, leur candidat à l'élection présidentielle, elle démissionne du Conseil national :
Elle déclare "se mettre à l'écart de ces funestes querelles" : "Je reste au PS pour l'instant. Il va falloir imaginer de nouvelles militances, une nouvelle éthique, des engagements partagés, de nouveaux visages, une nouvelle jeunesse et sans doute un nouveau mouvement. " (AFP, Le Monde, 26 janvier 1995)
En 1992, sur un de ses tracts aux élections cantonales, elle annonce :
"Ma candidature est indépendant de tout parti politique." (cité par D. Bernard, Madame Royal, 2005, page 196)
Au-delà de l'étiquette et des idées, il importe qu'une femme soit candidate :
"Je pense que le moment des femmes est venu, non pas pour les femmes, mais pour l'harmonie de la vie tout simplement, et pour le bonheur des hommes et des femmes." (TF1, 6 avril 2006)
Ségolène Royal n'est pas favorable à un débat entre les candidats à la candidature socialiste :
"Je suis toujours favorable à tout ce qui est utile pour éclaircir l'intelligence citoyenne, et défavorable à tout ce qui est inutile et divise les socialistes." (lci.fr, cité par AFP, 12 avril 2006)

 

 

Les femmes qui parlent de Ségolène Royal

 

Bernadette Chirac, à Bénarès : "Ségolène Royal est une candidate sérieuse, elle peut même gagner. Ses petits camarades socialistes ne lui feront pas de cadeaux, mais l'heure des femmes a sonné : regardez Angela Merkel en Allemagne. Ségolène a un look, et à l'heure actuelle, ça compte beaucoup. A l'avenir, il y aura de plus en plus de femmes pour commander les hommes. C'est bien embêtant, mais c'est ainsi." (Le Parisien, 21 février)
Danielle Mitterrand, en avion : "Avec toi, tout est possible." (Le Figaro, 6 mars)
Anne Hidalgo, contre le déferlement médiatique : "Il y a 9 mois, l'homme providentiel s'appelait Dominique de Villepin. Il faut résister à l'emballement médiatique. [...] Comme tous les Français, je n'aime pas qu'on m'impose mes choix. [...] Ce n'est ni un homme providentiel, ni une femme providentielle qui permettra de nous en sortir. [...] Ce qui fonde d'abord l'engagement à gauche, ce sont les idées." (RTL, 7 avril)
Marie-George Buffet, à gauche : "La bonne question à se poser pour savoir si c'est une bonne candidate n'est pas celle de son sexe mais quel projet elle défend. [...] Je ne sais pas ce que porte Ségolène Royal comme projet politique. [...] Si son modèle, c'est Tony Blair, ce n'est pas très rassurant." (Europe 1, 6 mars)
Clémentine Autain, efficace : "Ses ambiguïtés sur le mariage homosexuel et ses propos sur la famille montrent bien ses côtés puritains et réac de gauche. Ses oeillades à Tony Blair ne sont pas non plus de nature à emballer toute la gauche." (Le Parisien, 24 février)
Dominique Voynet, diplomate : "Elle est certainement plus conservatrice que le point d'équilibre des écologistes sur les questions familiales." (i>télé, 13 mars)
Michèle Sabban, féministe non complaisante : "Pour une campagne présidentielle, il faut du souffle, une équipe et un projet, et pas seulement se revendiquer comme femme." (JDD, 5 mars)
Anne Sinclair, attentive sur le fond : "Elle ne s'est pas vraiment exprimé sur les fonctions d'un chef d'Etat." (Grand Journal - Canal +, 15 mars)
Michèle Stouvenot : "Personne n'est fichu de savoir quelles peuvent bien être ses idées ni, d'ailleurs, si elle en a." (JDD, 26 février)
Catherine Guibourg (militante PS) : "Il y a peu, interviewée sur Lci, Ségolène Royal nous dévoilait un peu son programme caché" : le dyptique « travail, famille ». Quel sera demain le troisième volet ? L'Europe ou la patrie ?" (courrier des lecteurs, Le Monde, 10 mars)

 

Le comité de soutien
Nicolas Rey, romancier, chroniqueur de « Cultures et dépendances » (France 3) : "Ton absence de projet ne me dérange pas. Personne n'en possède vraiment de projet. Un projet, c'est mesquin. [...] Et si la gauche, exceptionnellement un peu moins conne que d'habitude, se décidait à voterpour toi, de la LCR aux radicaux ?" (Le Monde, 14 avril 2006)
Philippe Lançon, chroniqueur de Libération : "Il n'est pas certain qu'elle fera pire que les autres, qui font si peu, face au pays. Mieux vaut, en définitive, une maman salope que tant de pères inutiles." (Libération, 2 décembre 2005)

Christine Clerc, journaliste du Figaro Magazine : "Avec elle reviendra le temps de la discipline et, comme avant Mai 68, de la sélection à l'entrée de l'université. [...] La fille de De Gaulle et de Tony Blair ! Du premier, elle a hérité les valeurs militaires. Du second, [elle a pris] une façon d'accrocher la lumière." (Marianne, 15 avril 2006)

11.04.2006

Pas tendres...

Ségolène Royal, la compagne de François Hollande, numéro un du PS, la petite femme qui monte, qui monte et s’affiche en une de presque tous les hebdomadaires parisiens avec sous le bras un programme qui en rappelle un autre : patrie, travail, famille... (Source Clinacoo, Le journal de l'île de La Réunion)

Remarque: Apparament on est pas forcément les plus féroces !

Mrs Segolene et Dr Royal !

"Ségolène Royal me laisse dubitatif, parce je la connais depuis longtemps, je l'ai pratiquée à l'Assemblée nationale pendant des années", a expliqué François Fillon lors du "Grand Rendez-vous" Europe-1/TV5Monde/Le Parisien/Aujourd'hui en France.
"Je trouve qu'il y a un vrai hiatus entre son image dans les magazines -ouverte, souriante et non partisane-, et puis la pratique de Ségolène Royal députée, c'est à dire sectaire, dogmatique et extrêmement agressive".
"On a l'impression qu' il y a Mrs Segolène et Dr Royal", a résumé M. Fillon.
"Les étoiles filantes en politique, on en a connu beaucoup". Dès lors, "il faut attendre un peu" et "que les Français aillent regarder d'un peu plus près qui elle est".
(Source AP)

Remarque: Et bien ! Si ces remarques n'étaient pas exprimées à l'identique par l'entourage socialiste de Madame Royal au Conseil Régional de Poitou Charente, nous n'aurions sans doute jamais cru François Fillon !

Vous avez dit "Sondages" ?

Depuis plusieurs mois les sondages de popularité se succèdent et Madame Royal y reste en tête, quel que soit les instituts (même si la dernière vague montre un léger recul).

Au risque de vous surprendre, nous nous en réjouissons. En effet, cela montre que la Gauche ne se porte pas si mal que cela !

Pour le reste, si nous avions un conseil de prudence à donner à Madame Royal, mais surtout à tous(tes) les français(es) : Ne pas oublier le sort réservé à Jean-Pierre Chevènement, Edouard Balladur ou Lionel Jospin, tous élus par les sondages avant même le vote.

Privatisation du Parti Socialiste par la famille Royal !

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, ne veut pas « donner le spectacle d'une campagne électorale » interne au PS lors de la désignation de son candidat à la prochaine présidentielle, a-t-il déclaré hier sur LCI. « La bataille n'est pas dans le PS, mais entre le PS et la droite », a-t-il dit. « De toute manière, je ne doute pas que le candidat, nous verrons bien qui il sera, sera le candidat du projet du PS », a-t-il ajouté. « Il y aura un projet au mois de juin. Nous allons adopter nos propositions, faire valoir nos références, nos valeurs », a-t-il rappelé. Interrogé sur l'éventuel « néoconservatisme » de Ségolène Royal, en tête dans les sondages parmi les candidats de gauche à la candidature, il a indiqué qu'il ne voyait pas « en quoi la famille, l'autorité, les règles et leur respect seraient conservateurs ». « Il s'agit de choix qui doivent être partagés », a-t-il souligné. (Source Les Echos)

Remarque: Ca y est ! Les cartes de la "stratégie Royal" se dévoilent les unes après les autres ! Alors que Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius viennent de demander, légitimement et logiquement, que la campagne interne à l'investiture prévoit des débats entre les candidat(e)s pour que les militants puisse faire leur choix, Monsieur Royal (alias François Hollande), malgré son poste de Premier Secrétaire National (et donc d'arbitre), prend parti en refusant de se plier à ces demandes de bon sens. Nous assistons ici à une véritable privatisation du Parti Socialiste par le couple Royal. Cela risque de ne pas plaire beaucoup aux militants socialistes qui ne l'oublieront certainement pas au moment du vote. Par ailleurs, Monsieur Royal semble prendre ses rêves pour des réalités: il serait très étonnant que les positions néo conservatrices de sa compagne, par exemple concernant l'homoparentalité, soit "partagées" par une majorité des adhérents du Parti Socialiste.

Pipeau ! Pipeau !

Ségolène Royal joue la rupture dans la forme, mais en oscillant pour le moment sur le fond entre une réserve prudente, un discours très consensuel et l’énoncé d’un cocktail parfois très conservateur. Elle le résume en ces termes, dans son entretien à Paris- Match : « Je connais les sujets qui permettront à la France de se remettre debout : l’éducation, la transmission des valeurs, le travail, l’environnement, la santé, l’équilibre, l’harmonie, la famille, l’efficacité économique, l’ordre mondial..., des sujets dont j’ose parler depuis quinze ans. » Le moins que l’on puisse dire, c’est que pour rassembler à gauche, le compte n’y est pas, qu’il faudra aller beaucoup plus loin, et surtout beaucoup plus franchement au débat. (Source l'Humanité)

Remarque: Enfin un peu de lucidité !

09.04.2006

Démagogie quand tu nous tient !

Jeudi, la présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charentes avait déclaré au 20h de TF1 que "quand on voit le patron de Gaz de France augmenter son salaire alors que le prix du gaz augmente et que des familles vont basculer dans le surendettement, et qu´il annonce en même temps des licenciements, ça ne donne pas un bon exemple de l´entreprise". ( Source TF1)

Le Parisien avait révélé le 1er avril que le ministre de l´Economie Thierry Breton avait décidé d´accorder à M. Cirelli un "bonus" basé sur les performances du groupe en sus de sa rémunération en 2006.

Même si on peut légitimement s'interrogé sur le "bonus" accordé au PDG de GDF, Madame Royal est, pour sa part, tombé dans la démagogie en sous entendant que le prix du gaz a été augmenté pour pouvoir augmenter le salaire de Monsieur Cirelli.

Ce type d'attaques infondées ne suffira pas longtemps à masquer l'inconséquence des propositions !

08.04.2006

Plagiat

Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes, a pris les devants : toute entreprise (moins de vingt salariés) qui recruterait grâce à des CNE serait privée des aides régionales auxquelles elle pourrait prétendre. Claude Gewerc, président du conseil régional de Picardie, également socialiste, lui a emboîté le pas. D'autres vont les imiter. (Source Le Figaro)

Remarque: Madame Royal ! Ce n'est pas bien de ne pas citer la source lorsque l'on reprend une idée ! Cette initiative a été lancée par Dominique Strauss-Kahn en tant que Secrétaire National aux Elus du Parti Socialiste.

30.03.2006

Poulet Royal !

La présidente de la région Poitou-Charentes, la socialiste Ségolène Royal, veut "sauver la filière avicole" dans sa région. Elle appelé mardi 28 mars chaque famille à consommer "deux volailles par semaine", lors d'une visite à la foire avicole des Hérolles (Vienne). (Source AFP)

Remarque: Et pour sauver la filière viticole, va t'elle oser nous demander de boire deux litres de rouge par repas ?

 

02.03.2006

Bienvenue sur TSR !

Pourquoi ce Blog ?

Après plusieurs mois de "Segolomania" de la part de nombreux media il est temps de dire:"STOP !"

Il est temps d'essayer d'analyser les fondements réels, les vérités et contre-vérités de ce "phénomène" médiatique.

Il est temps de s'interroger sur le rôle des media et leur fameuse "déontologie journalistique"!

Il est temps de donner la parole à toutes celles et tout ceux qui se posent légitimement les questions suivantes: Mais qu'est ce que ce cirque ? Sur quoi repose un tel engouement médiatique ? Cet engouement est il partagé par les Français(es), par les militant(es) socialistes ? Quel est le bilan politique de Madame Royal ? Quel est son parcours ? Que propose t'elle au pays ? Quelles sont ses positions ? Qui sont les personnes qui l'entourent, la conseillent ?

Il est temps enfin de trouver les réponses à ces questions, afin que chacune et chacun puisse se déterminer en conscience.

Car, au vu de la situation de notre pays qui traverse une crise grave et multiple (sociale, institutionnelle, morale...), nous, citoyennes et citoyens de gauche, ne pouvons nous contenter de la légéreté et de l'inconséquence de certains medi. Nous devrons choisir notre candidat et notre Président(e) sur des faits, sur des propositions, sur une vision pour la France de demain.

Comment participer ?

Notre démarche et collective. N'hésitez pas à l'enrichir en exposant vos avis, en publiant les informations que vous jugerez utiles et en posant toute les questions qui vous paraîssent importantes à traiter.